Du 4 au 22 novembre 2024, l‘Observatoire sur la santé mentale étudiante en enseignement supérieur (OSMÉES) a mené l’Enquête nationale québécoise sur la santé mentale étudiante en enseignement supérieur et ses déterminants : Temps pour toi.

Les objectifs de l’enquête visaient à établir un portrait de la santé mentale étudiante et de son évolution dans le temps, à générer des portraits sous-populationnels qui tiennent compte de la diversité des populations étudiantes​ et évaluer les besoins d’aide, l’accès et l’utilisation des services d’aide psychosociale.

Résultats de l’enquête Temps pour toi

Au total, 77 établissements en enseignement supérieur et 32 212 personnes étudiantes y ont participé. Les constats sont clairs :

  • Des enjeux persistants : 42,9 % présentent des symptômes modérés à sévères d’anxiété et 46,6 % de dépression — des taux plus du double de ceux observés chez la population adulte.
  • Des populations particulièrement vulnérables : étudiantes 2SLGBTQIA+, non-cisgenres et en situation de handicap.
  • Des signaux encourageants : 88,7 % estiment avoir une santé mentale « modérée » ou « florissante », et plus de la moitié ont demandé de l’aide lorsqu’elles en avaient besoin.

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Ces résultats que préliminaires, corroborent ceux d’enquêtes réalisées quelques années auparavant dans des établissements collégiaux ou universitaires québécois. Si une partie de la population étudiante se porte effectivement bien, plusieurs vivent des niveaux de détresse à considérer.

Autres résultats d’enquêtes sur la santé mentale étudiante

  • 58 % de la population étudiante universitaire présentaient des niveaux élevés de détresse psychologique. (Union étudiante du Québec, 2019)
  • 19 % des étudiants.es universitaires auraient des symptômes dépressifs suffisamment sévères pour nécessiter un soutien d’ordre médical ou psychologique. (Union étudiante du Québec, 2019)
  • 3 fois plus d’étudiants.es avaient des idées suicidaires que la population générale et 2 fois plus avaient fait des tentatives de suicide. (Union étudiante du Québec, 2019)
  • Le taux d’idéations suicidaires et de détresse psychologique répertorié chez la population étudiante du campus de l’Université de Montréal était supérieur à celui de la moyenne de la population québécoise du même âge. (Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal, 2016)
  • 35 % des cégépiennes et cégépiens interrogé.es ressentaient de l’anxiété en tout temps et 18 % avaient des pensées suicidaires (Gosselin et Ducharme, 2017)
  • Environ une personne étudiante sur trois présentait des manifestations compatibles avec un trouble dépressif au cégep. (Gallais et al, 2022)
  • 64 % de la population étudiante (collégiale) a vu sa santé psychologique se détériorer dans le cadre de la crise pandémique. (FECQ, 2021)

Références

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Gallais, B., Lanoue, S., Guay-Dufour, F., Paré-Beauchemin, R., Bizimana, E-G., Lane, J., Guertin, R., Pinsonneault, M., et Dubois-Bouchard, C. (2025). Rapport scientifique : Enquête
québécoise sur la santé mentale étudiante en enseignement supérieur.
Observatoire sur la santé mentale étudiante en enseignement supérieur (OSMÉES)

Gosselin, M-A. et Ducharme, R. (2017) Détresse et anxiété chez les étudiants du collégial et recours aux services d’aide socioaffectifs

ECOBES (2022) Adaptation psychologique et adaptation aux études à distance des étudiants collégiaux face à la crise de la COVID-19

Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (2016) Enquête sur la santé psychologique étudiante

Fédération étudiante collégiale du Québec (2021) Derrière ton écran

Observatoire sur la santé mentale étudiante en enseignement supérieur (2025). Résultats préliminaires de l’enquête : Temps pour toi.

Union étudiante du Québec (2019) Enquête Sous ta façade.

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